Bouillie d’humanité demeurée !
On court à la débilité structurelle : je le sens, je le sais, je le vois et je le vis.
Il faut traquer l’écriture personnelle générée par de l’IA comme un virus chinois.
C’est vital. Critique.
L’épidémie se propage à une vitesse impressionnante. Je me sens acculé.
Et par pitié ne me servez pas que c’est un réflexe de “vieux boomer”, pléonasme et point Godwin de la pensée plate.
Faites mieux que cela, adorateurs du vide.
Je parle ici de l’écriture qui se veut personnelle, celle des posts sur la vie, pas celle de la science, de l’économie ou de la recherche. Je parle ici de la généralisation du fake comme véhicule de vos vies intimes et de vos tristes états d’âmes, désormais ficelés comme des gigots dans des phrases toutes faites au rythme systématiquement haché, balancé comme des punchlines sans substance.
Oui, je parle des ces enfoirés d’algorithmes, ces petits bâtards trop polis, ces fayots de l’Histoire, hypocrites et voleurs de sincérité. Je hais de plus en plus ces esclaves invisibles, nourris de la mégalomanie crasse des entrepreneurs en tee-shirt qui nous bourrent le mou et assèchent nos synapses. Je leur pisse à la raie. Vous trouvez ça vulgaire ? C’est parce que vous n’êtes plus habitués... Parce que les moteurs d’IA bannissent les gros mots, parce qu’ils sont formatés par les blancs suprémacistes biberonnés à la Sainte Bible, ces amish hypocrites qui prétendent agir pour sauver le monde en se préparant à l’apocalypse dans leurs bunkers déconnectés. Ils lissent nos paroles, et donc nos réflexions. Merde à tous ces gros cons de ricains vulgaires, Musk en tête (mais ça va pour les autres), qui puent du cul derrière leurs sourires dents blanches d’autocrates à peine masqués.
En supprimant nos imperfections de langage, nos pensées propres, nos opinions nulles, ils lissent le monde au format Wikipédia, et créent peu à peu une civilisation de la moyenne.
Ils traquent en mode automatique les photos de foufounes ou de bites, même dans l’art, les poils, les idées clivantes, les opinions franches, les soubresauts de nos libertés. Ils dégueulent de la pensée médiane et sans faute d’ortograf, grammaticalement quasi parfaite, ennuyante à mourir.
Je n’en peux plus des textes à phrases super courtes et espacées comme dans les livres pour enfants. Des tournures binaires du genre “Ce n’est pas x, c’est y” ; et je vois des gens dont j’aimais l’écriture se transformer par paresse en distributeurs de phrases insipides. Civilisation périmée qui se contente d’avoir l’air de savoir, qui se complait à prétendre, qui se satisfait de fournir sans penser. Désormais le moindre neuneu peut demander à je ne sais quel Claude Gépété de lui prouter un post expliquant que la guerre c’est mal, en incluant une ou deux citations avariées d’Oscar Wilde, et en ne dépassant pas 300 mots pour ne pas fatiguer les neuneus ; en n’oubliant pas de finir sur une question engageante pour que les lecteurs aux regard bovin se demandent ce qu’ils pensent, du genre “Et vous aussi vous détestez la guerre ?”.
Bouillie d’humanité demeurée, qui joue à la dinette de l’intelligence sans jamais plus aligner deux pensées autonomes. On court à la débilité structurelle, je le sens, je le sais, je le vois et je le vis. Aujourd’hui mon radar à IA est devenu mon seul allié, ma boussole, je suis un vrai clébard, je renifle les styles d’écriture avec le sérieux d’un doberman surentraîné ; et je supprime de mon champs de vision TOUS les textes écrits par un abonnement à 20€/mois.
Je veux palper vos âmes, pas vos antisèches*.
Pas de temps à perdre avec cette folle destruction de nos intelligences.
*Cette tournure aurait pu être écrite par Chat GPT et j’en viens désormais à me demander si je garde une phrase que j’écris si elle ressemble trop à de la bouillie d’algorithme…


Merci et bravo pour ce moment d’éructation qui sent la transpiration salutaire de l’écriture authentique.
Pour ma part, je m’apprête à me replonger dans la lecture exclusive des grands classiques qui m’ont inspiré dans ma période boutonneuse et à supprimer progressivement et définitivement toute interaction avec ces réseaux soit-disant sociaux.
Amen !
Notre société est vouée a sa perte ! je m'en rend compte autour de moi , même auprès de certain proche , moi je reste dans mon équilibre !